L’ESTA obligatoire pour un transit aux USA ?

Lorsqu’on s’occupe des formalités d’un voyage, on pense surtout à l’organisation dans le pays de destination, sans toujours faire attention aux obligations liées à un éventuel transit. Par exemple, certains pays imposent un laissez-passer ou un titre de séjour à toute personne entrant sur leur sol, même s’il ne s’agit que de quelques heures pour changer d’avion.

C’est le cas des États-Unis. Les autorités américaines souhaitent connaître l’ensemble des voyageurs qui visitent leur territoire, que ce soit pour une longue expatriation, un séjour temporaire ou même un après-midi en venant du Canada. Vous passez dans un État américain, mais uniquement afin de transiter vers votre destination finale ? Qu’importe, vous devez envisager d’effectuer une demande d’ESTA transit, pour tout projet impliquant d’aller aux USA. Nous vous expliquons également ici s’il existe des équivalents à cette autorisation, dans le cas d’une correspondance aérienne aux États-Unis d’Amérique.

Je transite aux USA sans y séjourner : me faut-il un ESTA ?

À la différence de l’Union européenne qui offre à ses ressortissants une grande liberté et simplicité de déplacement au sein des pays membres, les USA adoptent une attitude plus contraignante. Même pour un transit (escale dans un aéroport sans en sortir), tout visiteur doit posséder un document afin de rester dans la légalité. Ceci peut être un document ESTA.

En effet, l’ESTA USA ne sert pas uniquement pour un séjour touristique, bien que ce soit son utilisation principale. Ce titre, disponible pour les citoyens des pays concernés par le Visa Waiver Program, permet également d’être accepté dans le cadre de voyages d’affaires et de ce qui nous intéresse ici, à savoir les transits. Attention, le VWP ou programme d’exemption de visa ne donne la possibilité qu’aux voyageurs de 38 pays de partir aux USA sans visa.

Peut-être vous demandez-vous : quel intérêt y a-t-il à faire une demande de cet ESTA pour transit, plutôt qu’un visa ? En fait, la procédure du second est bien plus longue et coûteuse que celle du premier. L’ESTA s’obtient via un simple formulaire en ligne à compléter et valider (voici plus de détails pour remplir le questionnaire). La réponse (refus ou acceptation) vous parvient sous 72 heures. Pas d’entretien à l’ambassade américaine à prévoir, pas de mois à attendre, pas de centaines d’euros à débourser. Quelques clics et la demande en ligne est envoyée aux systèmes électroniques ! Il faut juste faire attention à respecter les critères : le voyage aux États-Unis dure maximum 90 jours consécutifs et a pour motif le tourisme, le business ou, comme nous le voyons ici, le transit. Le visa permet de séjourner jusqu’à six mois sur place, ce qui n’apporte pas d’avantage pour une escale.

Une fois votre ESTA transit accepté, il ne vous restera plus qu’à embarquer en vérifiant bien votre passeport. D’une part, il doit s’agit d’un passeport biométrique ou électronique ; d’autre part, celui-ci doit avoir une durée de validité qui couvre l’intégralité de votre passage sur le territoire américain. Ceci ne devrait vraisemblablement pas poser de problème au vu de la rapidité d’un transit.

Notons toutefois une information importante : l’autorisation ESTA n’est pas la seule option pour un séjour aux États-Unis à but de transit.

Le visa USA, alternative à l’ESTA transit

L’ESTA transit n’est pas ouvert aux ressortissants de certains pays (hors VWP). Ces derniers ou les personnes ne souhaitant pas commander un ESTA doivent se tourner vers un visa américain. Notez bien que nous parlons d’« un » visa et non « du » visa, car il en existe une multitude, en fonction de la raison du voyage aux USA. Études, stage, voyage touristique, époux(se) qui rejoint son conjoint, création d’entreprise… la liste est longue ; le motif en question doit être rigoureusement respecté, sans dévier sur le champ d’un autre visa.

Les visas se divisent en lettres pour les discerner : ainsi, les autorisations de transit commencent par « C ». Néanmoins, il ne suffit pas de solliciter un visa C, car celui-ci se décompose en cinq exemplaires :

  • le C-1D pour les membres d’équipage
  • le C-2 pour les quartiers généraux des Nations Unies
  • le C-3 réservé aux hauts fonctionnaires
  • le C-4 destiné au programme ATP
  • le C-1, le plus commun, pour tous les autres

Dans la plupart des cas, vous pouvez donc choisir entre un ESTA transit ou un visa C-1, hormis si vous êtes un membre d’équipage ou un haut fonctionnaire par exemple. Comme évoqué auparavant, la demande de visa implique un rendez-vous à l’ambassade des États-Unis. La démarche de formulaire ESTA est bien plus facile : quelques renseignements à apporter sur votre numéro de passeport, date de naissance, les raisons pour lesquelles vous souhaitez voyager aux USA…

Qu’importe le contexte, la durée ou la destination, vérifiez toujours vos pièces d’identité avant un déplacement à l’étranger : vous devez avoir un passeport valide et reconnu, sous peine de rencontrer des soucis face aux autorités locales du poste-frontière.

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